Nouveau président élu de la RD Congo, Félix Tshisekedi a un faux diplôme belge

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Félix Tshisekedi a été élu président de la République démocratique du Congo (RDC), selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Matin Fayulu arrive second, devant Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat présenté par le pouvoir sortant de Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi succède à Joseph Kabila. Après plusieurs jours d’un intense suspense, marqué par de multiples rumeurs, la Ceni a proclamé les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre, à 3h du matin dans la nuit de.mercredi à ce jeudi 10 janvier.

taux de participation a été de 47,56%, a précisé Corneille Naanga, président de la Ceni. Sur les près de 40 millions d’électeurs attendus, 18 329 318 ont pu voter, le 30 décembre dernier.

Ces résultats provisoires, qui pourront faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle, ont été rendus publics jeudi 10 janvier à 3h du matin, au terme d’une longue journée et d’une nuit d’attente.

La Ceni avait en effet convoqué la presse à 15h, mercredi, avant d’annoncer, en fin d’après-midi, une proclamation à 23h. C’est finalement un peu avant 1h du matin que Corneille Naanga, le président de la Ceni, a fait son entrée dans la salle, accompagné des rapporteurs de la Commission.

Mais, avant d’annoncer les résultats de la présidentielle, les rapporteurs de la Ceni se sont succédé au micro pour lire les résultats des élections provinciales, dans 23 des 26 provinces du pays.

Un choix de procédure qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes exprimant leur surprise, leur impatience, voire leur colère. « D’où vient que la Ceni proclame les résultats de l’élection alors que ce n’est pas prévu sur son propre calendrier réaménagé ? », s’est notamment interrogé La Lucha sur son compte Twitter.

Auparavant, la journée de mercredi avait été notamment marquée par le coup d’éclat de la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), Eve Bazaiba, déléguée et porte-parole de Lamuka (Réveille toi en lingala), soutenant Martin Fayulu. Celle-ci a claqué la porte de la Céni. « La population congolaise s’est déjà choisie son président de la République que tout le monde connaît », a-t-elle déclaré. « Kabila n’a pas à dire: je veux telle personne, je ne veux pas de telle. Ce n’est sa résidence privée, ni une affaire de famille, c’est une affaire d’État. »

Avant la proclamation des résultats par la Ceni, la Conférence épiscopale (Cenco) avait pour sa part réitéré son appel contre la fraude, dans un communiqué commun avec les  protestants de l’Église du Christ du Congo (ECC) et les ONG de la Symocel. « La Nation attend la fête à la publication du nom du président élu et non la désolation, encore moins les violences »,  ont notamment déclaré les représentants des deux principales confessions religieuses du pays et l’ONG.

Les résultats provisoires pourront faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle. La prestation de serment du nouveau président élu était prévue le 18 janvier, dans le calendrier initial.

La proclamation de ces résultats revêt un caractère historique pour le pays, après le retrait du président Joseph Kabila qui, après avoir longtemps laissé planer le doute, a annoncé qu’il respecterait la Constitution et ne briguerait pas un troisième mandat. Ses prédécesseurs, dont son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné par un garde du corps le 16 janvier 2001, ont tous été renversés par la force.

Le mandat de Félix Tshisékédi est parti pour mal commencer : son diplôme belge produit pour dossier de candidature présidentielle est un faux, à établi le été crédible journal La Libre Belgique.

La rumeur avait déjà agité la campagne présidentielle au Congo. Le titre académique dont s’est prévalu Félix Tshisekedi pour se présenter était-il vrai ? Celui-ci, comme la loi le lui imposait, a en effet déposé devant la Commission électorale nationale indépendante un document attestant l’obtention avec mention « satisfaction » d’un « graduat en marketing et communication ».

Ce diplôme, il l’aurait obtenu durant l’année académique 1990-1991 à l’Institut des carrières commerciales (ICC), une école supérieure de promotion sociale relevant de la Ville de Bruxelles.

Un graduat qui n’existe pas

La Libre peut confirmer que, selon l’Institut ainsi que selon l’administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce document n’est pas issu des services de l’ICC qui, comme il le précise lui-même, n’organise pas un tel graduat.

De plus, et c’est aussi ce que confirme l’administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il n’y a pas de traces de cette attestation à l’ICC. L’administration confirme donc bien le fait que cette attestation n’est pas valide en tant que telle.

Des poursuites ?

Des poursuites pourraient être engagées en Belgique et, surtout, la Cour constitutionnelle congolaise pourrait invalider à tout instant le candidat. Une épée de Damoclès au-dessus de la tête du président élu Félix Tshisekedi qui pourrait  commencer son mandat pieds et poings par le ridicule, mème s’il devrait désormais jouir de son immunité de président.

Autre dossier triste qui pourrait connaitre rapisement un dénouement heureux : le rapatriement en RD Congo de la dépouille de son père opposant historique, gardé dans une chambre froide depuis deux ans en Belgique faute d’accord avec le pouvoir sortant sur son lieu de sépulture.

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