- "Ça craint !" -

Explosion d’une grenade dans une école à Ouaga

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Burkina-Faso, meurtri par tant de violence djihadiste depuis quelques années, a vécu le 8 janvier une scène des plus terrifiantes et inhabituelles : l’explosion d’une grenade dans les mains d’un élève. Un précédent douloureux dans une capitale éloignée des lieux d’attaques terroristes, même si le lien n’est pas encore établi avec la nébuleuse. Ça craint, pour parler comme les gens de la rue !

Scène de panique ce mercredi matin 8 janvier à l’école franco-arabe Darou Kour An Hadis, située dans le secteur 38 de l’arrondissement 9 de Ouagadougou . Une grenade a explosé entre les mains d’un élève en pleine classe une école franco-arabe selon les autorités. Quatre élèves blessés, dont deux dans un état «grave». Les blessés ont été évacués dans un centre de santé pour des soins. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de la présence d’un engin explosif entre les mains d’une élève.

Il était 7H30, comme tous les matins, l’enseignant fait entrer ses élèves en classe. Après les salutations d’usage, commence la leçon du jour. Un élève est invité à lire ce qui est inscrit sur le tableau. À peine a-t-il a commencé qu’un bruit assourdissant retenti.


Selon un enseignant de l’école, l’explosion est venue de l’intérieur de la classe. «Je venais de faire rentrer mes élèves quand j’ai entendu l’explosion», explique-t-il. Tidiani Ouedraogo fait partie des premiers à porter secours aux blessés. Dans sa tenue encore tachetée par le sang des blessés, il raconte : «C’est à l’intérieur de la classe que l’engin a explosé. Mais nous ne savons comment il s’est retrouvé là-bas». Selon ce témoin, même l’encadreur des élèves n’a pas su d’où est venue l’explosion. «Il ne savait pas en réalité ce qui s’est passé. Il a juste vu le sang qui giclait», précise-t-il. «Nous avons entendu un grand bruit. C’était comme une arme», se souvient un élève d’une classe voisine. «Nous avons fui les classes, et c’est là que nous avons vu les blessés», poursuit ce témoin.

Sur les murs et les tables de la salle de classe, on pouvait voir les traces de sang et les sacs d’écoliers éparpillés. Pris de peur, les autres responsables des écoles du quartier avaient fermé leurs établissements. «C’est un engin explosif manipulé par un enfant», affirme le maire de la commune de Ouagadougou venu sur les lieux. D’où cela pourrait venir et qu’est-ce qui s’est passé réellement ? À ces questions, Armand Beouindé préfère attendre les résultats de l’enquête. Mais à la radio, Remis Dandjinou, ministre burkinabè de la communication apporte plus de précisions, «il s’agit d’un engin explosif artisanal qui a été ramené par les élèves en classe».

Un dispositif sécuritaire est mis en place. La police scientifique a déployé ses équipes sur le terrain et tout l’établissement a été passé au peigne fin.

Tract (avec média)

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