Pays failli : Demain, encore une élection présidentielle pour rien en Guinée- Bissau

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Journée de silence électoral en Guinée-Bissau avant la présidentielle de dimanche. La campagne électorale s’est achevée vendredi soir. 12 candidats sont en lice pour ce scrutin. Malgré des incertitudes fin octobre en raison de la crise politique qui secoue le sommet de l’État, la campagne s’est déroulée sans encombre et le vote se prépare.

« Tout est prêt » selon le président de la commission électorale. Le fichier des 760 000 inscrits est le même que celui utilisé lors des législatives du mois de mars. Idem pour une partie du matériel, les urnes ou les isoloirs.

« Je veux ici rassurer. Toutes les conditions logistiques humaines et techniques sont réunies, au niveau des commissions régionales d’élections comme au niveau de la diaspora pour que les élections puissent se dérouler dans un climat de sérénité, sans risque d’incident majeur », souligne José Pédro Sambu, président de la commission.

Pour suivre le processus, plusieurs dizaines d’observateurs internationaux seront déployés dimanche, 70 de la Cédéao, ceux de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la communauté des pays de langue portugaise, et des États-Unis.

Plus les « moniteurs » de la société civile. Une cellule mise en place par six organisations, dont le réseau WANEP. « Nous avons déployé sur toute l’étendue du territoire 422 moniteurs, explique Julien Oussou, coordonnateur régional du réseau.L’idée, c’est d’arriver à collecter toutes les informations qui viennent du terrain sur l’ouverture, le déroulement et la clôture. »

Dès ce samedi, ces moniteurs iront vérifier si le matériel est prédisposé, et si la fin officielle de la campagne est respectée.

Avant tout, la Guinée Bissau a besoin de cadres pour que ses ressource soient bien exploitées  la corruption jugulée et l’administration mise au service des populations. Gageons pourtant que cette élection sera encore une présidentielle pour rien, dans un pays où le président sortant José Mario Vaz aura passé 5 ans à livrer des guerres picrocholines avec sa propre et ex majorité présidentielle du PAIGC. En cas de défaite, « Jomav » pourra venir gérer les comptes du bar qu’il  à a Pikine, en banlieue de Dakar , le Saf Bar.

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